Author Archives: un médecin spécialiste au service de PHARMAPSY

Le cannabis à des fins médicales. (PARTIE XII)-Cannabinoïdes et hypertension artérielle.

Plusieurs études épidémiologiques récentes ont établi une relation directe entre une élévation de la pression artérielle systolique et diastolique et une progression du risque cardiovasculaire (1). L’hypertension artérielle est la principale cause de décès et de perte d’années de vie utiles à travers le monde (2,3). Son origine est idiopathique dans la plupart des cas (environ 90%) et elle coexiste fréquemment avec d’autres facteurs de risques cardio-métaboliques tels que l’obésité, le diabète et la dyslipidémie (4).
Le delta-9-tétrahydrocannabinol (THC) produit un abaissement de la tension artérielle, de la fréquence cardiaque et de la contractilité myocardique chez l’animal de laboratoire et chez l’humain (5,6). Les endocannabinoïdes arachidonoyléthanolamide (AEA ou anandamide) et 2-arachidonoylglycérol (2-AG) ont des effets hémodynamiques semblables chez les rongeurs (7,8). Des récepteurs cannabinoïdes CB1 et CB2 sont présents dans le myocarde et dans l’endothélium vasculaire et ces effets du THC et des endocannabinoïdes sont surtout reliés à une activation des récepteurs CB1 (9). Lire la suite

Le cannabis à des fins médicales. (PARTIE XI)-Cannabinoïdes et complications microvasculaires du diabète.

Les complications du diabète sont typiquement associées à des altérations pathologiques de la paroi vasculaire. L’athérosclérose, complication macrovasculaire la plus fréquente, augmente le risque d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cérébral et de maladie vasculaire périphérique (1,2). Les complications microvasculaires, dont il sera question ici, sont la cardiopathie, néphropathie, rétinopathie et neuropathie diabétique (2,3). L’hyperglycémie causée… Lire la suite

Le cannabis à des fins médicales. (PARTIE X)-Cannabinoïdes et diabète.

Le diabète de type 2 est associé à un risque élevé de maladies cardiovasculaires. Plusieurs études cliniques et épidémiologiques suggèrent que, chez les sujets diabétiques n’ayant jamais subi un infarctus du myocarde, les facteurs de risques cardiométaboliques doivent être traités aussi agressivement que chez les patients ayant déjà souffert d’un infarctus du myocarde (1) Lire la suite

Le cannabis à des fins médicales. (PARTIE IX) – Cannabinoïdes et obésité/syndrome métabolique.

L’obésité et l’excès de poids sont souvent associés à un risque accru de morbidité et de mortalité cardiovasculaire et d’athérosclérose (1). Chez le sujet obèse ou en surpoids, on retrouve souvent un ensemble de facteurs de risques cardiovasculaires (hyperglycémie, hyperlipidémie et hypertension) que l’on a regroupé sous le vocable de ‘’syndrome métabolique’’ (1) Lire la suite

Le cannabis à des fins médicales. PARTIE VIII A

Cannabinoïdes et système nerveux central et périphérique. En juin dernier, la ‘’Food and Drug Administration’’ des Etats-Unis approuvait l’usage du cannabidiol (CBD hautement purifié sous forme d’Epidiolex 100mg/ml) comme médicament antiépileptique. Cette autorisation était basée sur une étude clinique de 120 patients de 2 à 18 ans dont les symptômes (Syndrome de Dravet) résistaient aux… Lire la suite

Le cannabis à des fins médicales. PARTIE VIII B

Cannabinoïdes et système nerveux central et périphérique. Les propriétés antipsychotiques du CBD chez l’animal se comparent à celles de l’halopéridol et de la clozapine sauf que, contrairement à l’halopéridol, le CBD ne cause pas de catalepsie (1). Dans une étude à double insu comparée à un placebo chez des volontaires sains ayant reçu des doses… Lire la suite

Le cannabis à des fins médicales. PARTIE VII

« Système endocannabinoïde et homéostasie cellulaire. » Le système endocannabinoïde comprend des récepteurs membranaires cannabinoïdes CB1 et CB2, des ligands endogènes nommés endocannabinoïdes, leurs transporteurs membranaires (responsables de leur recaptage cellulaire) et des enzymes capables de procéder à la synthèse et à la dégradation de ces ligands. Lire la suite

Le cannabis à des fins médicales. Partie VI

« Le cannabidiol : une drogue très polyvalente. » Tous les mammifères, incluant les humains, possèdent deux principaux récepteurs auxquels peuvent se lier les cannabinoïdes extraits de la plante de cannabis ou phytocannabinoïdes. Le récepteur CB1 est localisé principalement dans le système nerveux central et le récepteur CB2 dans les tissus périphériques. Parmi les deux… Lire la suite

Le cannabis à des fins médicales. Partie V

« Le cannabidiol : un produit en vente libre et/ou un médicament d’ordonnance. » Le Sativex qui contient des quantités à peu près égales de cannabidiol (CBD) et de delta-9-tétrahydrocannabinol (THC) a été approuvé au Canada in 2005 pour le traitement de la sclérose en plaques et, en 2007, pour le traitement de la douleur… Lire la suite

Le cannabis à des fins médicales. Partie IV

« Des médicaments d’ordonnance aussi. » Selon Brown et Farquhar-Smith, les résultats plutôt mitigés du cannabis sur le soulagement de la douleur cancéreuse rapportés dans les études récentes, pourraient être attribuables, en partie, à l’usage de cannabis végétal plutôt qu’à celui d’agonistes sélectifs des récepteurs des cannabinoïdes (1). Le delta-9-tétrahydrocannabinol (THC) et le cannabidiol (CBD)… Lire la suite